Elsa, concilier carrière et vie de famille

Elsa, concilier carrière et vie de famille

Sydney n’a pas été un choix de hasard pour Elsa.
Elle a d’abord vécu 2 années en Australie avant de revenir s’y installer 15 ans plus tard avec son mari australien et ses deux filles.

Elsa partage avec nous le regard qu’elle porte sur la vie en Australie alors qu’elle doit concilier son travail avec son rôle de maman, auprès de sa famille multiculturelle.

Retour sur son parcours…

 

Les débuts à Sydney

[FICHE D’IDENTITÉ]

  • Habite à Sydney
  • Statut pro : en poste
  • Secteur d’activité : hôtellerie
  • Situation perso : famille
  • A déjà vécu une expérience d’expatriation avant l’Australie : oui
  • Arrivée en Australie en : janvier 2014
  • Visa à son arrivée : résidence permanente
  • Son visa maintenant : résidence permanente

Elsa et sa famille quittent Singapour pour venir s’installer à Sydney en janvier 2014.

Le style de vie à Sydney est différent de ce qu’Elsa a connu auparavant. Au début elle s’amuse de voir dans la rue certaines personnes marcher pieds nus. Elle est interpelée par le grand nombre de fois où elle entend parler français et surprise par la présence d’autant d’oiseaux et d’animaux sauvages dans les villes : « On peut croiser des kangourous à l’université de Canberra, des perroquets, des possums et parfois des serpents dans Sydney. Et même des crocodiles à Darwin !
Elsa avait déjà vécu 2 ans en Australie une quinzaine d’années auparavant, elle n’avait pas d’idée préconçue avant sa nouvelle installation mais s’est quand même laissée surprendre par certains aspects du quotidien : « J’ai été agréablement surprise de constater la gentillesse des gens envers les Français. Je trouve les Australiens assez curieux, il est très facile de démarrer une conversation au parc, sur la plage, au supermarché avec des inconnus qui sont contents de vous dire qu’ils sont allés en France ! »

Quant à ses filles, vivre en Australie fut une première pour elles : « Bien que mon époux soit australien, nos filles connaissaient peu la culture locale et ce fut un plaisir pour elles de la découvrir. Elles adorent manger de la Vegemite au petit-déjeuner ! »

 

La scolarité des enfants

Quand Elsa et sa famille s’installent à Sydney c’est le milieu de l’année scolaire pour les enfants. Comme à Singapour, leur scolarité se poursuit dans une école française, le Lycée Condorcet de Sydney. La transition s’est donc effectuée en douceur.

Elsa nous explique le choix d’une école française plutôt qu’australienne : « En vivant dans un pays anglo-saxon et étant mariée à un Australien, mes enfants sont plus souvent exposés à la langue anglaise. C’est afin de compenser cette différence que nous avons choisi le système français. »

Bien que ses filles n’aillent pas à l’école australienne, Elsa a pu découvrir certains aspects du système éducatif australien à travers des personnes de son entourage : « J’ai pu constater que les Australiens aiment tous l’école, que les enseignants encouragent beaucoup plus les enfants que dans le système français. Ils mettent vraiment en avant les forces (et non les faiblesses) de chaque enfant pour le porter plus haut. Par ailleurs le sport tient une place bien plus importante que dans notre système éducatif français. »

 

Le monde du travail en Australie

Elsa est Assistante de direction et travaille pour un grand hôtel à Sydney. Malgré ses expériences successives d’expatriation, elle a réussi à conserver sa carrière professionnelle avec tous les challenges que cela implique quand on a une famille.
On lui a demandé si mener de front sa carrière et son rôle de maman était plus facile ou plus difficile en Australie : « La vie me parait plus facile ici, peut-être parce qu’il est plus agréable de cumuler les deux au soleil que dans la pollution parisienne ! Beaucoup de mamans travaillent à temps partiel ici ce qui est mon cas actuellement et la raison pour laquelle il me parait plus facile de concilier les deux rôles. »

Elle nous en dit plus sur la vie au travail et la perception qu’elle en a : « La culture d’entreprise ne me semble pas aussi importante qu’en France ce qui n’empêche pas la bonne ambiance au sein d’une société. Il est très courant que les collègues se retrouvent autour d’un gâteau en milieu de matinée sans qu’il n’y ait d’occasion particulière. Les relations entre collègues sont comparables à celles de la France avec la bière du vendredi soir en plus ! En revanche les relations avec les clients me semblent moins formelles qu’en France, on appelle rapidement quelqu’un par son prénom. »

Comme beaucoup d’autres Français installés en Australie, Elsa fait le même constat sur l’importance accordée à l’équilibre entre le travail et la vie privée : « Je ne caractériserai pas les Australiens de ‘workaholics’, ils rentrent souvent tôt chez eux pour profiter de la famille et des amis. Ils prennent aussi du temps pour faire du sport, avant ou après le travail ou même pendant l’heure du déjeuner. »

 

Logement et coût de la vie à Sydney

Elsa et sa famille se sont établies dans les Eastern Suburbs pour habiter près de l’école française que fréquentent ses enfants. Ce sont les quartiers les plus prisés et les plus agréables de Sydney, notamment du fait de leur proximité avec les plages les plus proches du centre ville. Ils sont aussi réputés pour être chers : « A Sydney dans les Eastern Suburbs, le coût de la vie est excessif. Les logements sont en bon état et souvent fraîchement rénovés. En revanche l’isolation est à mon avis un gros problème ! On y accorde clairement moins d’importance que les Français et il est par exemple très rare d’avoir du double vitrage dans les foyers. Les Australiens, très jeunes, investissent dans l’immobilier et se constituent un joli patrimoine grâce au ‘negative gearing*’ une particularité bien australienne ! »

Concernant le coût de la vie pour les loisirs, Elsa nous livre ses impressions : « Venant d’Asie je trouve très coûteux de voyager en Australie, le moindre voyage nécessite au moins 2 heures de vol, il faut donc prévoir un certain budget. Je trouve les restaurants également très chers à cause du prix élevé de la main d’œuvre. »

* Le negative gearing : pour des raisons fiscales, les Australiens sont friands de l’investissement immobilier avec une opération dite de ‘negative gearing’. Cela se produit quand on a acquis un bien immobilier et que son coût à la location est supérieur aux revenus annuels gagnés. Cela crée une perte fiscale qui peut être déduite de ses impôts.

 

Le style de vie à Sydney

Elsa est claire sur ce sujet, elle apprécie vraiment sa qualité de vie en Australie : « Sydney est LA ville parfaite pour une famille. Le climat, la situation géographique (les plages), la sécurité, les services de santé, les nombreux parcs, le sport… tout y est !!! »
Sydney est une ville connue pour être tournée vers l’extérieur et beaucoup l’apprécient pour cet aspect majeur. Comme Elsa, qui, avec sa famille profite au maximum des atouts de cette ville. Les week-ends elle ne manque pas une occasion de se rendre à la plage avec ses enfants, d’autres fois elle part en famille pour faire une balade dans un des magnifiques parcs nationaux ou encore organise une escapade en camping.

Vivre loin de son pays d’origine implique aussi d’être confronté au manque d’aide au quotidien, surtout quand on a des enfants. Pour les sorties, il faut souvent avoir recours à une babysitter. Si Elsa est retardée au travail elle peut généralement demander à des amies de récupérer ses filles à l’école et pendant les nombreuses vacances scolaires, elle peut compter sur le centre aéré affilié à l’école française dont une partie des frais est subventionnée par le gouvernement australien.

Quant aux Australiens, elle nous confie ce qu’elle aime le plus chez eux : « J’apprécie le recul que prennent naturellement les Australiens par rapport à beaucoup de choses. Je pense que l’isolement de ce pays joue un rôle important dans le comportement de ses habitants. Les Australiens ne sont pas matérialistes et ne sont jamais dans l’ostentation. J’aime leur humilité, leur joie de vivre et leur passion pour le sport. »

 

Ses recommandations

Une promenade : la célèbre ‘Coastal walk’ de Coogee à Bondi.
Une plage : Coogee Beach dans les Eastern Suburbs.
Aller boire un café : à la terrasse d’un café à Double Bay.
Un restaurant  : le quartier du Spot à Randwick, il y a plusieurs adresses sympas.
Aller boire un verre  : au Coogee Pavillon qui surplombe l’océan.
Une boutique  : difficile d’en citer une pour Elsa. En termes de mode et spécialement pour les enfants, les marques françaises lui manquent. Cependant elle trouve agréable d’aller faire du lèche-vitrine sur la petite William Street à Paddington où se situent des boutiques de designers à l’intérieur de charmantes petites maisons victoriennes. Jacadi à Woollahra reste une adresse où elle aime se rendre !

 

Le mot de la fin

« Je trouve formidable que dans la ville la plus grande du pays on puisse entendre autant les chants des oiseaux, des grillons, des grenouilles… »

Alors que j’étais une vraie citadine je me découvre une certaine sensibilité pour la nature et les animaux sauvages.

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