Nicolas, entrepreneur, traveller et foodie

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Nicolas est né à Londres et a grandi à Paris. Il rêvait d’être de nouveau plongé dans un univers international quand fin 2006, il débarque en Australie pour 2 ans pense t-il. Il travaille alors pour une société américaine qui se lance sur le marché australien. Très vite, en parallèle de son travail il entreprend un MBA.
Près de 10 années plus tard il est Australien et fonde sa société Sinorbis qui accompagne les compagnies à s’implanter sur le marché chinois.

 

L’Australie ou de vraies opportunités de carrière

[FICHE D’IDENTITÉ]

  • Habite à Sydney
  • Statut pro : entrepreneur
  • Secteur d’activité : online B2B
  • Situation perso : famille
  • A déjà vécu une expérience d’expatriation avant l’Australie
  • Arrivée en Australie en : novembre 2006
  • Visa à l’arrivée : visa 457 de travail temporaire
  • Visa maintenant : citoyen australien

En 2006, Nicolas travaille à Paris pour Expedia France (site internet de réservation de voyages). Lorsqu’il postule pour le bureau australien qui vient de s’implanter, il voit une opportunité idéale pour partir vivre en Australie avec un visa de travail sponsorisé (visa 457). En échange, il troque son poste de Manager de la production à la tête d’une équipe de 15 personnes contre un poste de Responsable de produit et retail dans un bureau qui compte 5 employés au total. Il faut parfois savoir accepter un rôle en dessous de son niveau, surtout en Australie où la reconnaissance amène à de belles progressions de carrière. C’est ce qu’il se passera pour Nicolas au fur et à mesure qu’Expedia se développera dans la région Asie Pacifique comme il l’explique : « J’ai par la suite occupé les fonctions de Directeur Général pour la marque en Australie et Nouvelle-Zélande. Après 8 années à travailler pour ce groupe (2 ans et demi en Europe et 5 ans et demi en Australie), j’ai décidé d’accepter un nouveau challenge et j’ai rejoint le groupe Orbitz, pour lequel j’étais en charge de 2 compagnies : HotelClub en Asie Pacifique et Ebookers en Europe. »

 

La vie professionnelle en Australie

Nicolas comme beaucoup, mentionne l’habitude du vendredi soir : « ou devrais-je dire du vendredi après-midi ! » celle de la fameuse bière entre collègues où tout le monde termine la semaine dans la bonne humeur.
Il nous explique aussi son ressenti sur le monde du travail : « J’apprécie le respect de ce que l’on appelle ici la ‘working-life balance’ si chère aux Australiens. Personnes ne vous fera de commentaire si vous partez tôt pour raisons personnelles. Il est aussi commun de voir sur des CVs que tel ou tel candidat a pris une année (ou quelques mois) sabbatique(s) – pour voyager, faire de la photo, du volontariat, s’occuper de ses enfants… Personne ne vous jugera de privilégier l’enrichissement personnelle en parallèle de votre travail. »
Il précise un autre aspect : « L’autre caractéristique majeure est que le pays a connu 24 années de croissance non-stop avec un taux de chômage réduit. Il est assez facile de trouver un bon job, du coup je trouve que comparé au marché du travail en Europe ou aux US, les candidats font moins d’efforts. Par exemple, il n’est pas rare de recevoir une candidature pour un poste et dès que vous demandez plus d’informations de ne plus recevoir de réponse ! »
La ‘working-life balance’ à laquelle Nicolas fait référence signifie ‘équilibre vie personnelle / vie professionnelle’. Elle a d’ailleurs beaucoup compté pour lui lorsqu’il a entrepris un MBA tout en poursuivant son travail :  « C’était assez intense ! Mais je pense que le fait d’avoir des horaires très flexibles m’ont facilité la tâche. J’ai toujours travaillé pour des groupes américains en Australie. Le MBA m’a permis de côtoyer des personnes venant de compagnies australiennes et d’industries diverses (Ressources minières, Agro-Alimentaire, Télécommunication…) et d’avoir une meilleure idée sur l’importance de bâtir des relations avant de pouvoir faire du business. »

 

Monter son entreprise

Fin 2015, Nicolas fonde Sinorbis (Sina = La Chine, Orbis = Le Monde) dont l’objectif est de connecter les entreprises et organismes occidentaux à la demande chinoise. Sinorbis aident ses clients à s’implanter en Chine, promouvoir leur produits ou services via Internet.
Nicolas a travaillé de nombreuses années entre l’Australie et la Chine, lorsqu’il a activement participé à l’implantation chinoise des marques qu’il représentait. Il en a tiré une solide expertise qu’il a décidé de mettre à profit.
Il revient sur la naissance de son entreprise et sur les conditions dans lesquelles cela s’est passé : « L’aventure me tentait depuis un certain temps. J’ai eu la chance d’avoir eu une bonne carrière en travaillant pour d’autres groupes, j’ai décidé de le faire pour moi-même. Le fait de vivre en Australie a eu une grande influence. Je savais que je pourrais quand même avoir une bonne qualité de vie tout en lançant une entreprise. Il est aussi très facile de créer une entreprise. Vous n’avez besoin d’aucun capital et ne payez aucun impôt ni de taxes avant d’avoir perçu des revenus fixes. Les compagnies sont imposées à 30 % et il n’y a que très peu de charges sociales (Medicare et la superannuation) à payer. »
Il admet que s’il avait été en France il se serait quand même lancé dans l’aventure mais relève que les conditions n’auraient pas été les mêmes ! Lorsque nous lui demandons si en devenant entrepreneur il parvient encore à conserver un bon équilibre de vie, il répond : « J’y arrive. Cela nécessite d’être extrêmement rigoureux sur la gestion du temps et des priorités, mais il est tout à fait possible d’avoir une vie familiale. Je passe tous mes week-ends avec ma famille, emmène mes enfants à l’école tous les matins et les vois le soir avant qu’elles ne se couchent. Je passe aussi la majorité de mes soirées avec ma femme. »

 

Levées de fonds et investisseurs

Sinorbis est une société qui nécessite des fonds pour pouvoir exister. Nicolas a dû s’impliquer pour convaincre des investisseurs australiens et a ainsi découvert cet autre aspect du business en Australie.
Il nous en parle : « Le monde des investisseurs en Australie est assez prudent. Il est plus difficile de lever des fonds ici qu’en Californie par exemple. Il faut avoir les bonnes connexions et les montants sont généralement moins élevés. Ceci étant dit, il est plus facile de lever des fonds ici que dans certains pays en Europe. Beaucoup de sociétés ici s’expatrient dans la Silicon Valley pour cette raison. Le gouvernement en a conscience et souhaite promouvoir le monde des startups en développant des nouvelles aides et réduction d’impôts pour les investisseurs. A suivre donc ! »

 

La vie à Sydney

Nicolas vit à Sydney depuis 2006 et il a vu la ville se transformer en 10 ans : « Sydney est relativement calme pour une grande ville (comparée à Londres ou New York). Il y a 10 ans, le nombre d’activités étaient assez réduit, je trouve que cela a beaucoup changé. De nouveaux bars à concepts se sont ouverts, il y a aussi plus d’activités culturelles en générale. Le trafic routier s’est beaucoup intensifié et les infrastructures n’ont pas suivi alors que l’immobilier a littéralement explosé. »
Les week-ends, Nicolas les passe surtout en famille à la plage, en se rendant dans les magnifiques parcs régionaux autour de Sydney ou en allant faire des marches aux Blue Mountains. Il apprécie beaucoup la richesse multiculturelle culinaire qu’offres les restaurants thaï, indien, chinois, malaysiens, italiens, français, etc.
Seul hic, l’Australie est loin de tout… Il confie : « L’Australie est surtout loin de la famille et des amis d’enfance… Cela implique moins de contacts mais aussi il n’est pas facile de pouvoir retourner en urgence en Europe, cela nécessite du temps, de l’argent et de l’organisation. »

 

Ses recommandations

Une promenade : De Balmoral à Taronga.
Une plage : Narabeen, une des plus belles plages du Nord de Sydney.
Aller boire un café : chez Gusto à North Randwick.
Un restaurant : « Sven’s Pizza » des pizzas Viking et suédoises, c’est surprenant mais elles sont vraiment très bonnes, fines et composées avec les meilleurs ingrédients.
Aller boire un verre : L’ancien Victoria Room à Darlinghurst devenu le Darlo Country Club, pour la très belle atmosphère et la longue carte des cocktails.
Une boutique : Vintage Watch & CO aux Strands, pour les passionnés de montres !

 

Le mot de la fin

L’Australie m’a appris à prendre du recul sur beaucoup de choses et à ne pas se prendre trop au sérieux !

→ Voir aussi le site de Sinorbis

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