Olivia, journaliste et diplômée de Monash University

Olivia-Kings_Canyon_opt2

Diplômée en licence de LEA à Montpellier, c’est pendant une année de césure en Nouvelle Calédonie qu’Olivia entrevoit l’opportunité de partir étudier en Australie.

 

A peine 3 mois lui auront été nécessaires pour monter son projet et pour rejoindre l’une des plus prestigieuses universités australiennes, la Monash University de Melbourne.
Olivia y a étudié le journalisme et les relations internationales. Elle raconte à French In Oz un bout de son parcours.

 

De l’idée d’étudier en Australie…

[FICHE D’IDENTITÉ]

  • A étudié à Monash University Melbourne de 2010 à 2012
  • Diplôme obtenu : un Master de journalisme et de relations internationales
  • Situation pro aujourd’hui : Journaliste/rédactrice web dans le domaine du voyage
  • A déjà vécu une expérience d’expatriation avant l’Australie

Quand Olivia passe son année de césure en Nouvelle Calédonie, elle remarque que beaucoup de personnes sur l’archipel partent en vacances, travailler ou étudier en Australie. Pourquoi ? Tout simplement grâce à la proximité géographique des deux pays.
Olivia nous explique sa démarche : « Cela m’a donné envie de partir afin de continuer mes études dans un domaine plus spécifique, devenir bilingue et voyager dans ce pays aux habitants à la réputation chaleureuse, aux paysages sauvages et aux villes multiculturelles. »

 

…A la réalisation de son projet

Olivia a fait appel à une agence dont l’aide lui a permis de définir méticuleusement ses possibilités : classement des universités et parcours proposés aux futurs étudiants. Avoir une idée claire des établissements ciblés est important car chaque dossier soumis est payant.
Au final, Olivia en avait retenus trois : «  J’ai beaucoup hésité entre deux universités. L’université de la Gold Coast, pour un master de communication et Monash University, pour un double master de journalisme et de relations internationales. D’un côté, la Gold Coast, la vie australienne comme on en rêve, laidback, la proximité avec la plage, Surfers Paradise, le soleil, la chaleur… Il paraît que, dans cette université, certains profs se rendent en cours en canoë ! D’un autre côté, Melbourne, un climat pas si attrayant, une grande ville – avec la réputation de la plus européenne des villes australiennes – moins de dépaysement. Mais le cursus me plaisait à Melbourne, l’université faisait partie du groupe des 8, les plus renommées du pays. C’était donc mon choix final, que je n’ai par la suite pas regretté ! Car Melbourne est une ville multiculturelle plus qu’européenne et malgré sa météo quelque peu surprenante, son climat de vie est incomparable – c’est chaque année la ville la plus agréable à vivre du monde. La Gold Coast, je l’ai gardée pour les vacances ! »

Pour la constitution de son dossier, elle a rassemblé ses notes obtenues au baccalauréat et à sa licence, ainsi que des informations détaillées sur son cursus. Plus essentiel encore, Olivia a dû se pencher sur le très important examen d’anglais : l’IELTS. En rentrant dans une université australienne cet examen est obligatoire ; en suivant des études dans le domaine du journalisme et des relations internationales, un bon niveau est exigé. Olivia a mis toutes ses chances de son côté : « Pour un master de journalisme, je devais obtenir une note globale de 6,5 sur 9, et au moins 7 sur 9 à l’expression écrite. J’ai pris quelques cours d’anglais dans une école, non pas pour m’améliorer en anglais, car j’avais déjà un niveau acceptable, mais plus pour me familiariser avec ce test d’anglais et pour trouver une méthode adaptée. Car le jour J, il faut surtout répondre aux questions rapidement. J’ai ensuite passé le test, reçu une note suffisante, et j’ai envoyé les résultats à l’université choisie. »

En plus des démarches administratives incontournables (visa étudiant, passeport à jour, achat des billets d’avion, permis de conduire international pour un éventuel road-trip australien), Olivia a dû réfléchir à son futur logement :  « Après en avoir parlé avec l’agence, j’ai opté pour le ‘homestay’ : le logement chez l’habitant. Il est possible de réserver d’abord pour un mois, puis de décider si l’on veut continuer ou changer. Je ne regrette pas cette décision, car débarquer seule dans un nouveau pays n’est jamais simple ! Cela m’a permis de rencontrer des gens formidables, de trouver un soutien auprès d’une famille, de parler anglais tout le temps, bref, de m’adapter plus rapidement. »

Après les démarches administratives réglées, une réponse favorable de l’université, Olivia s’est envolée vers l’Australie : « J’avais réservé un service de chauffeur via l’université – il faut savoir qu’être étudiant international en Australie comporte de nombreux avantages et qu’on est toujours aidé, bien accueilli. A l’aéroport, j’étais donc attendue. Il y avait aussi une association à l’arrivée pour les étudiants internationaux qui distribuait des pamphlets utiles, des guides sur la ville, etc. J’ai ensuite rencontré la famille, environ deux semaines avant le début des cours – un délai plutôt court, qui a même surpris plusieurs de mes professeurs le jour de la rentrée ! »

 

Ses premiers pas à Melbourne

À son arrivée, Olivia fut accueillie chaleureusement par sa famille d’accueil australienne qui hébergeait aussi une autre étudiante. Le lendemain, en sa compagnie, Olivia partit à la découverte de Melbourne et fut immédiatement conquise par son caractère cosmopolite et sa célèbre Yarra River en s’y baladant : « Les premiers mois, j’ai adoré découvrir Melbourne, seule ou avec de nouvelles connaissances. Quand on arrive dans un endroit, il y a tous les jours des quartiers, des lieux à explorer. »

Olivia débarque à Melbourne en juillet, en hiver qui est cette année-là particulièrement rigoureux avec des températures atteignant jusqu’à 5 degrés. Pourtant les Australiens ne sont pas vraiment des personnes frileuses et sa famille d’accueil ne faisant pas exception ne chauffait pas toutes les pièces de la maison. L’expérience fut un peu difficile surtout en arrivant de Nouvelle-Calédonie ! Et puis Olivia n’a pas non plus échappé aux ‘four seasons in one day’ qui font la réputation de Melbourne.

 

A la découverte de l’université australienne

Olivia le dit : « L’université m’a tout de suite plu, j’ai aimé découvrir le campus, participer à tous les évènements organisés pour les étudiants internationaux. La semaine d’intégration est vraiment bien, il faut absolument y participer. »
Dès ses premiers cours, elle est frappée par les différences culturelles en termes de pédagogie éducative et de relations entre étudiants et enseignants : « Ici, on appelle les professeurs par leurs prénoms, on peut aller les voir en dehors des cours, leur envoyer des e-mails – et ils répondent ! Ils sont en plus très compréhensifs avec les étudiants internationaux, tous sans exception. Sans nous donner un traitement de faveur, ils nous reçoivent quand on en a besoin, nous donnent des explications supplémentaires pour que l’on se familiarise avec le système de notation par exemple, la manière de rendre ses devoirs, etc. Je me souviens, au début, avoir demandé à une de mes ‘classmates’* conseil car je voulais poser une question à un enseignant et lui envoyer un e-mail, mais je ne savais pas comment m’adresser à lui. Elle m’a dit de lui écrire « hi Bill » et d’adopter un ton plutôt familier, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde ! De mes souvenirs de ma licence à Montpellier, les professeurs nous demandaient presque de ne rien leur envoyer… C’est sans doute la chose qui m’a le plus marqué et le plus plu. »
Pour Olivia, les professeurs australiens ont à coeur d’aider leurs étudiants à progresser : « Le professeur endosse le rôle d’un guide. En cours, place aussi à l’interaction. Même en étant timide, en ne parlant pas parfaitement anglais, on a envie de participer. »

Un autre aspect qu’Olivia a apprécié dans le système australien est qu’il compte très peu d’heures de cours mais énormément de travail personnel à fournir ce qui encourage l’indépendance des étudiants.

*classmates : camarades de classe

 

Ses jobs étudiants

Olivia constate que ses classmates étaient nombreux à travailler en dehors de leurs études et qu’avoir un job semblait chose facile et même normale à l’université. Son premier job, elle le décroche par hasard alors qu’elle entre dans un magasin de bijoux et de décoration où résonnait une musique française : « J’ai engagé la conversation avec la commerçante. Elle m’a dit qu’elle cherchait une personne le vendredi et le samedi, j’ai dit que cela m’intéressait et j’ai commencé la semaine suivante d’abord par un essai qui s’est prolongé pour tout le premier semestre. »
Son deuxième job elle le décrochera dans un café en ayant déposé des CVs dans une rue commerçante. Un coup de fil et un essai plus tard, Olivia se retrouvera à faire le café et à servir des pâtisseries pendant un an au rythme de 10 à 15 heures par semaine. Elle se rappelle : « Avoir un job étudiant est vraiment une bonne expérience, on sort du contexte de l’université, on se change les idées, on rencontre des Australiens, on parle anglais et bien sûr on gagne un peu d’argent. »

 

Les amitiés

La semaine d’intégration à l’université et habiter chez une famille australienne ont permis à Olivia de faire ses premières rencontres. Les autres ont suivi sur le campus. La plupart de ses amis étaient issus de la communauté internationale : « Je pense que c’est compliqué de rencontrer des étudiants australiens car ils sont moins présents sur le campus que nous, étudiants internationaux. Ils ont leur chez-eux, leur famille, leur petit boulot. Le tout est d’essayer de ne pas rencontrer des Français ! Pendant ces deux années, j’ai appris beaucoup de cultures étrangères, et pas seulement australienne, et j’en suis contente. »
Olivia avait également sympathisé avec une Australienne. Son année d’études en France les ont certainement rapprochées et à travers elle Olivia a pu découvrir la culture australienne – des plats typiques, les films cultes, les règles du footy.

 

Son retour en France

Olivia décrocha son Master de Journalisme et de Relations Internationales. Elle aurait pu rester en Australie en faisant une demande de ‘Graduate Visa’ pour les étudiants mais décida de retourner vivre en France : « Il m’a fallu un temps d’adaptation de quelques mois. Ne plus parler anglais, ne plus être une ‘étrangère’, ne plus être dans un pays que l’on découvre sans cesse, s’adapter à une mentalité et à une culture connue mais déjà oubliée. Je ne me sentais pas toujours à ma place. C’était aussi difficile du côté professionnel, pour la recherche de travail. En Australie, j’avais des contacts dans le journalisme – enseignants, amis, expériences professionnelles – en France, je ne connaissais absolument personne dans ce domaine. Il fallait repartir de zéro, avec seulement un diplôme en poche. Il y avait tout de même des aspects positifs à revenir en France, notamment être à nouveau près de ma famille. Il y a toujours le blues du retour, et il faut simplement un temps d’adaptation. »

Est venue ensuite la recherche d’un travail, où valoriser ses études dans une université prestigieuse australienne n’a pas forcément été évident dans son domaine lorsque l’on s’adresse à la presse locale ou nationale. Olivia s’est alors tournée vers les media anglo-saxons ou ayant pour thème le voyage ou l’Australie pour pouvoir enfin exercer son métier.

 

Ses recommandations

Une promenade : le long de la Yarra, vers Southbank, ou dans le jardin botanique.
Une plage : St Kilda, à la tombée de la nuit pour voir des petits pingouins sortir de l’eau. Un spectacle dont on ne se lasse pas.
Aller boire un café : n’importe où, sauf à Starbucks ! Melbourne recèle de petits cafés, dans les rues du centre-ville, près du Queen Victoria Market, à Fitzroy ou encore à Prahran.
Un quartier pour sortir le soir  : Chapel Street.
Un musée  : le musée de l’immigration à Melbourne, très interactif, on passe un bon moment.
Une marque australienne  : OzTrail (produits et accessoires indispensables pour un road-trip en Australie)
.

 

Le mot de la fin

Deux ans d’études en Australie et un road-trip de 15 000km ce sont des souvenirs, des amitiés pour la vie, plus d’indépendance, d’ouverture d’esprit et la capacité à s’adapter…

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s