Sébastien, surf lifesaver et business developper

Sebastien, lifesaver et business developper

Sébastien, originaire du Sud de la France, est arrivé en Australie en 2003, avec sa femme et son petit garçon de 18 mois. Leur projet d’installation en Australie s’est construit depuis la France, en effectuant leur demande de résidence permanente. Ils la décrochent un an et demi plus tard et débarquent à Sydney. Trois mois suivent et Sébastien trouve son premier travail. Il débute développeur informatique, s’ensuivra une évolution de carrière. Le reste de son temps libre, il est Surf Lifesaver en tant que bénévole et profite des nombreuses activités en plein air avec famille et amis. Sébastien a depuis obtenu sa citoyenneté australienne !

 

Décrocher la résidence permanente…

[FICHE D’IDENTITÉ]

  • Habite à Sydney
  • Statut pro : en poste
  • Secteur d’activité : Marketing / IT / Internet
  • Situation perso : famille
  • A déjà vécu une expérience d’expatriation avant l’Australie
  • Arrivée en Australie en : avril 2003
  • Visa à l’arrivée : résidence permanente
  • Visa maintenant : citoyen australien

Avant de poser un pied en Australie, Sébastien avait exploré le Canada, a ensuite vécu presque 5 ans à Paris pour enfin mettre le cap sur Sydney.

Tout ne s’est pas fait du jour au lendemain. Il a d’abord fallu monter le dossier d’immigration pour la demande de résidence permanente : « Nous somme arrivés en Australie en 2003 avec la résidence permanente. Travaillant en informatique nous cherchions un pays anglophone, une ville de taille décente pour trouver un travail intéressant et qui offrait une bonne qualité de vie. De plus, étant originaire du Sud, mes 4 années passées à Paris m’ont fait réaliser à quel point le soleil me manquait. Après quelques recherches nous avons trouvé une île dans le pacifique appelée Australie ! Bingo, à partir de là, tous les critères étaient remplis ! »
Il précise dans quel contexte ce projet a pris forme : « Nous avions prévu de venir en voyage de noces en Australie mais à cause d’une grossesse un peu prématurée le voyage a été annulé. Nous avons fait les démarches d’immigration, reçu la résidence permanente, démissionné, tout mis dans un container et avons débarqué en Australie sans travail, avec un enfant en bas âge et le deuxième en route. Les circonstances étaient sur le coup quelque peu stressantes mais cela a été au final une super expérience ! »

Pour les démarches administratives, ils s’en sont chargés eux-mêmes : constitution du dossier en réunissant l’ensemble des papiers demandés, la nécessité de passer des tests d’anglais et d’apporter des justificatifs supplémentaires du fait de leur précédente expérience au Canada. « Je me souviens que l’attente pour obtenir une réponse semblait longue et il n’y avait pas de moyen de savoir si le dossier avançait… »

Un an et demi plus tard, la résidence permanente en poche, Sébastien et sa famille débarquent à 3 en Australie.

 

Premières impressions et premières démarches…

Sébastien remarque rapidement le côté cosmopolite de la ville : « A Sydney, il est très fréquent d’entendre des accents de tous horizons ou encore d’entendre parler étranger dans la rue. Je trouve que Sydney fait partie des villes les plus ouvertes pour un francophone. Les gens sont très tolérants par rapport à l’accent, ce qui pour moi a été très utile car j’ai plutôt un accent français à couper au couteau ! Les Australiens sont d’ailleurs à mon sens très ouverts et friands de la culture française. »

Les premières impressions passées, il a vite fallu se mettre dans le bain de la vie australienne, à commencer par les toutes premières démarches sur place : « J’ai été impressionné par la simplicité des démarches administratives, en moins d’une semaine nous obtenions un TFN – Tax File Number, une carte Medicare (la Sécurité sociale australienne) et un compte en banque. »

 

Comprendre le logement en Australie

L’une de leurs priorités fut ensuite de trouver un toit ainsi que d’appréhender le fonctionnement du marché de l’immobilier : « En 2003, venant de Paris, pour le même loyer nous sommes passés d’un appartement avec une chambre de 47m2 à une maison de 4 chambres, 2 salles de bain avec jardin. Nous vivions à 5 minutes à pied de 4 parcs de jeux pour les enfants. Les choses ont changé depuis car Sydney est devenue une ville assez chère. En matière de loyers, il faut la comparer à Paris, Londres ou New York ». Quant à l’achat, Sébastien explique que les prix sont élevés à cause d’une forte demande et d’une forte inflation des prix des maisons enregistrée les années passées. Il a dû apprendre le fonctionnement des prêts bancaires australiens dont l’approche est différente de ce qu’il connaissait de la France.

 

Premier travail et premier bilan

Lorsqu’à leurs débuts il a fallu trouver un travail, Sébastien se souvient de ses premières recherches : « Quand je suis arrivé à Sydney en tant que développeur informatique, j’avais environ 6 ans d’expériences professionnelles. Il m’a fallu 3 mois pour trouver un travail. À l’époque j’ai trouvé cela difficile. Je suis passé par des agences de recrutements. Les recruteurs ont tendance à ne pas être tout à fait honnêtes et ne disent pas franchement les choses à améliorer. Maintenant avec du recul, je me rends compte que 3 mois ce n’était pas si long que ça ! Depuis, j’ai eu plein d’opportunités de carrière et j’ai changé de poste tous les 2 ans. J’ai eu une progression de carrière que je n’aurais jamais eu en restant à Paris. Je suis actuellement Business developper pour une SSII. »

En vivant 12 ans à Sydney, Sébastien a pu se construire une opinion sur le monde du travail en Australie : « Je trouve que l’Australie est beaucoup plus ouverte aux opportunités professionnelles ; si vous voulez progresser et prendre des responsabilités on vous donnera la possibilité. Il y a moins de ségrégation par rapport au diplôme par exemple. Il existe une vraie reconnaissance des efforts qui ouvre vers des progressions de carrières. »

Sébastien s’est également très bien adapté aux habitudes locales : la fameuse bière du vendredi soir. Une tradition incontournable, entre collègues pour prolonger les relations de manière plus détendue. Il évoque aussi la Christmas party, ce rendez-vous annuel à ne pas manquer ! Il nous confie avec humour : « C’est un peu comme Vegas, ça ne se raconte pas et tout ce qui se passe à la Christmas party n’en sort pas ! »

Sa longue fidélité à son employeur, lui a permis de bénéficier d’un avantage dont il nous raconte les détails : « Le droit du travail australien octroie 4 semaines de vacances par an à tous salariés. Mais en restant 10 ans dans la même société, on a alors le droit à 8 semaines supplémentaires pour la 10ème année d’ancienneté ! Ça s’appelle le ‘Long Service Leave‘  et c’est top ! »  s’exclame t-il.

 

Enfants, éducation, bilinguisme et vie de famille

Quand Sébastien commence à travailler, il remarque et apprécie qu’en Australie, l’équilibre entre vie professionnelle et vie de famille est très respecté : « Je n’ai jamais de remarque quand je dois partir plus tôt pour aller chercher mes enfants à l’école. Ici, avoir une vie de famille est considéré comme quelque chose de normal ; une sacrée différence avec mes expériences précédentes ! »

A leur arrivée à Sydney, leur petit garçon de 18 mois a dû apprendre l’anglais. Les immersions successives à la crèche australienne puis à l’école lui ont naturellement apporté le soutien dont il avait besoin : « L’anglais s’est imposé comme la langue du jeu que ce soit à l’école primaire ou à la crèche. Je peux confirmer que les enfants apprennent beaucoup plus vite que nous ! »

Aujourd’hui, ses garçons sont scolarisés à l’école publique australienne de Killarney Heights : « Cette école en plus de suivre le cursus australien offre également un programme intensif de cours de français. Pour cette raison, elle attire beaucoup de francophones. »

En dehors du temps que ses enfants passent à l’école, Sébastien apprécie que Sydney soit une ville tournée vers la nature en plus d’être une très grande métropole. Ses différents quartiers regorgent d’espaces verts et de parcs de jeux où les enfants aiment jouer et flâner. Les nombreuses plages sont autant d’occasions de sorties : « La nature est aux portes de la ville et on compte pas mal de musées et d’attractions pour les enfants de tout âge. »

De son côté, l’Australie lui a permis de s’ouvrir sur les activités en bord de mer comme le surf, le bateau et autres activités nautiques. Sébastien aime aussi partir quelques fois en forêt pour faire des randonnées.

Sortir au restaurant est un autre de ses plaisirs : « Les cuisines sont variées et il est facile de trouver de très bons restaurants japonais, chinois, indien, thaï, vietnamien, italien, etc. »

 

La place du bénévolat dans sa vie

Le bénévolat a une place importante dans la vie des Australiens. Sébastien qui travaille dans un monde essentiellement ‘corporate’  a voulu explorer cette voix afin de découvrir une autre perception de la vie australienne : « Surf Life Saving  m’a permis de rencontrer des personnes d’horizons différents. En étant bénévole je peux contribuer à la société à laquelle je fais partie maintenant. En tant qu’immigrant je pense qu’il est important de faire un effort pour s’intégrer et Surf Life Saving est une manière idéale de le faire. De plus ça m’a permis d’obtenir un certificat de secourisme qui peut être utile à tout moment. »

 

Ses recommandations

Une promenade : Northern Beaches, en voiture, partir de Manly jusqu’à Palm Beach en s’arrêtant à toutes les plages puis monter en haut au phare.
Une plage : Dee Why beach pour aller prendre un café et faire une petite session de surf. Freshwater pour une escapade en famille avec des enfants.
Aller boire un café : à la City, au rez de chaussée des Strands Arcade sur George Street, le meilleur café de Sydney !
Un restaurant : « Bodega » à Surry Hills pour des bons vins et de bonnes tapas.
Aller boire un verre : Palmer and Co en hiver ou l’Opera Bar par une belle journée d’été.
Une boutique : Moontree à Leura dans les Blue Montains, une boutique avec de l’art en bois très originale.

 

Le mot de la fin

L’Australie m’a permis de travailler dans une ville conséquente et d’avoir accès à une bonne qualité de vie. Par qualité de vie je réfère à un bon équilibre entre travail et famille, une pollution basse, ne pas craindre le vol à l’arraché, la sécurité et une économie plutôt stable.

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