Elodie, yogi et consultante marketing

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Elodie est arrivée à Sydney en juin 2010, à l’époque elle était titulaire d’un visa de travail temporaire sponsorisé, le fameux visa 457. Depuis, elle est devenue citoyenne australienne.

Pourtant avant l’Australie, elle a vécu au Canada et en Angleterre, mais c’est à Sydney qu’elle a décidé de s’établir de manière permanente.

Elle nous raconte sa vision de la vie en Australie et comment elle a décidé d’articuler sa vie Downunder…

 

Ses débuts à Sydney

[FICHE D’IDENTITÉ]

  • Habite à Sydney
  • Statut pro : en poste
  • Secteur d’activité : Marketing / IT / Internet
  • Situation perso : en couple
  • A déjà vécu une expérience d’expatriation avant l’Australie
  • Arrivée en Australie en : juin 2010
  • Visa à l’arrivée : visa de travail 457
  • Visa maintenant : citoyenne australienne

Originaire du Sud de la France, Elodie avait d’abord vécu quatre années à Londres avant de partir pour l’Australie. Son job à Sydney, elle l’avait déjà décroché avant d’arriver sur place. Son employeur l’avait parrainé pour obtenir son visa de travail (visa 457).
Pour construire son nouveau cercle social, une amie française sur place l’avait accueillie chez elle à ses débuts et l’avait présentée à quelques personnes, surtout d’autres Français.
Elodie se souvient : « Elle m’a très vite initiée au concept du Breakkie* australien qui est le petit-déjeuner / brunch pris dans un café plutôt que chez soi. Cette amie a eu une place importante dans mon installation à Sydney et je l’en remercie. »
À l’époque, Elodie travaille pour une société dont la plupart des employés sont jeunes, entre 25 et 30 ans. À travers eux elle a pu s’initier au style de vie de Sydney.

* Breakkie : anglais australien pour breakfast (petit-déjeuner)

 

Ses premières impressions

Comme Elodie le précise : « Les Australiens sont très laid back** et on se sent en toute sécurité dans Sydney. » Et de rajouter : « Les Australiens sont des personnes plaisantes, souriantes, cool, bref ils ne sont pas stressés. Il est par contre plus difficile de trouver de vrais amis et d’avoir des discussions profondes à la Française. »

Quand Elodie s’installe à Sydney en 2010, elle n’en est pas à sa première fois ici puisqu’elle avait déjà eu l’occasion de fouler le sol australien lors d’un voyage en 2008. Pendant ce premier séjour, elle avait été surprise de constater la dichotomie qui existait entre femmes et hommes surtout lors des barbecues.

Son autre constat portait sur les relations entre hommes et femmes : « La plupart des hommes australiens ne sont pas vraiment galants et ne séduisent pas de manière plaisante. Il faut dire qu’ici ce sont plutôt les Australiennes qui abordent les hommes. Au final ils ne sont pas très avenants… »

** Laid back : qualificatif qui revient souvent pour décrire l’attitude relax bien connue des Australiens

 

Sa perception du monde du travail

Quand Elodie arrive à Sydney, elle travaille dans le Marketing online et est Account Manager . Dès sa première semaine de travail, elle constate une différence notable des horaires de bureaux entre Sydney et Londres. A Sydney, après 17h30, elle était la seule encore au travail : « J’ai compris que les Australiens accordent vraiment de l’importance à leur vie après le travail – ce qui me convient très bien ! »

Lors de ses 5 dernières années passées à Sydney, elle a changé d’employeur deux fois tout en restant dans le même secteur. Aujourd’hui, Elodie est Consultante Marketing pour la société Salesforce.

Elle fait le point avec nous sur sa vision du monde du travail en Australie : « Je pense que la culture d’entreprise dépend du secteur d’activité et de la société dans lesquels on évolue. Je travaille pour une multinationale et selon le poste, les heures de travail peuvent varier. D’une manière générale les employés commencent tôt et quittent le travail relativement tôt, vers 17h30. Il est possible qu’ils travaillent encore de chez eux quelques heures après. La famille et le sport occupent une place importante dans la vie des Australiens, certains se lèveront tôt pour aller soit nager, courir ou surfer avant d’attaquer une journée de travail ; d’autres iront à la gym entre midi et deux, ou au yoga le soir après le travail. Il y a une vie en dehors du travail que ce soit pour la famille ou les loisirs. Les employeurs sont en général flexibles et travailler de la maison est une option fréquemment offerte. »

Elodie poursuit sur un concept cher à l’Australie : « L’égalitarisme est un autre point qui caractérise l’Australie. Tout le monde se tutoie et s’appelle par son prénom quel que soit le poste que l’on occupe.  L’utilisation des diminutifs est une tradition australienne, Dave pour David, Bob pour Robert, Val pour Valérie, etc. Ce qui pourrait passer pour de la familiarité permet en fait d’estomper la hiérarchie et ses codes, renforçant l’idée de groupe et d’égalité. Les sorties du vendredi soir illustrent bien cette idée, les fameux ‘Friday night drinks’ où les équipes se retrouvent pour discuter autour d’un verre. C’est l’occasion d’apprendre à mieux se connaitre sans pour autant devenir ami. Souvent toute la hiérarchie y est conviée et il est attendu du manager de se joindre à l’équipe de temps de temps. »

Elodie nous raconte une anecdote sur ses rendez-vous avec ses clients : « Beaucoup de réunions ont lieu dans un café. Les Sydneysiders et les Melbournians accordent une grande importance à leur café (les Australiens sont de grands amateurs de café et il en existe de nombreuses variantes, contrairement à la France ou le café servi par défaut sera systématiquement un espresso). Cette habitude rend les relations avec les clients un peu moins formelles. »

Le bénévolat est une valeur importante chez les Australiens et se retrouve aussi au sein même de certaines sociétés. Elodie a pu l’observer : « Certaines sociétés, comme mon employeur, offrent à leurs employés des heures de bénévolat dans le cadre de leur programme de philanthropie d’entreprise pour aider des œuvres de charité. Mon employeur Salesforce met ses technologies, ses ressources financières et ses employés au service d’initiatives bénévoles.  »

 

Une expérience en bénévolat ?

Grâce à ce programme, Elodie a franchi les portes du bénévolat. Pendant une journée, elle a travaillé pour l’association Dress For Success qui vient en soutien aux femmes dans le besoin. L’objectif : fournir des habits gratuits pour aider ces femmes à trouver un emploi. Elodie a d’abord dû trier des vêtements avant de rencontrer une femme victime de violences domestiques qui l’avaient forcée à quitter son foyer. Sans moyen financier, il lui était impossible de faire du shopping. Elodie nous raconte : « Cette femme voulait passer des entretiens pour retrouver un emploi et avait besoin d’habits. Nous lui avons consacré trois heures et elle est repartie avec deux valises pleines, heureuse comme une petite fille qui avait reçu des cadeaux à Noel. Ce fut pour moi une expérience vraiment très gratifiante et qui remet un peu les idées en place. »

Elodie a décidé de poursuivre dans la voie du bénévolat, toujours en parallèle de son travail : « Cette année pendant une semaine en mars, je pars avec des collègues du bureau au Cambodge avec l’association ‘Volunteer Building Cambodia’. Toujours grâce à Salesforce qui donne à tous ses employés cinq jours de volontariat par an. Nous allons construire des maisons pour des familles dans le besoin vivant dans des régions rurales. J’ai très hâte d’y être et de pouvoir apporter une différence ! »

 

Sa qualité de vie au quotidien

Dès qu’on demande à Elodie son avis sur la qualité de vie à Sydney, elle pense immédiatement au concept bien australien de la no worries attitude (qui veut dire pas de souci en français). Et pour cause, à ses yeux il s’agit d’une véritable philosophie de vie australienne. Ces quelques mots symbolisent le côté amical et sans prise de tête des Australiens. Elle précise que « prononcée plusieurs dizaines de fois par jour et par personne, cette expression met en avant le fait que rien n’est jamais bien grave. »

Elle revient aussi sur le quotidien : « Pour les Australiens, une vie existe en dehors du travail, que ce soit pour se consacrer à la famille ou au sport : une vraie passion ici. Ceux vivant près de la plage ont un culte de leur corps ; d’autres aiment le côté challenge et pousser leurs limites physiques. Le déjeuner se résume souvent à un sandwich ou des plats à emporter achetés dans les nombreux ‘food court’ ou cafés du centre ville. La nourriture y est variée, avec une forte présence de la cuisine asiatique. Pour le déjeuner il est tout à fait possible de manger correctement pour 10 à $15. Quand certains mangent en face de leur écran, d’autres s’accordent une pause déjeuner en s’aérant l’esprit dans un parc. Personnellement, ayant toujours été sportive, cette équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle me convient parfaitement. J’ai d’ailleurs obtenu mon certificat de professeur de yoga il y a un an et j’enseigne une à deux fois par semaine dans un studio le soir après ma journée de travail. » Elodie a en effet pu s’investir ardemment dans une formation pour devenir professeur de yoga, depuis elle enseigne dans un studio à Paddington.

 

Le logement

Rappelons-le, quand elle pose un pied Downunder, Elodie arrive de Londres, ville où les loyers sont réputés chers. Quand elle découvre Sydney, elle est estomaquée des prix de l’immobilier (achat et location inclus) : « Je n’avais pas un gros salaire et je souhaitais habiter dans le centre ville de Sydney, afin de me créer un cercle d’amis et de profiter de ce que la ville a à offrir. Ce fut très difficile de trouver un appartement en bon état, dans un bon quartier avec un colocataire sympa. Mais au bout de 4 semaines, j’ai fini par trouver. J’ai eu la chance de pouvoir habiter à Surry Hills (l’équivalent du Marais à Paris) pendant 5 ans et de vivre au cœur de Sydney. »

 

Santé et accès aux soins

A son arrivée, Elodie possédait le visa de travail 457 qui n’ouvre aucun droit à Medicare (l’équivalent australien de la Sécurité sociale française). Elle a de ce fait dû souscrire à une assurance santé privée.

Suite à quelques soucis de santé, elle a dû consulter médecins généralistes et spécialistes et a plutôt été déçue de ses expériences personnelles. Elle s’est alors tournée vers la médecine alternative, qui est assez développée en Australie : « J‘ai trouvé un très bon acupuncteur sur Sydney et je suis une de ses patientes régulières depuis 5 ans ! Ma mutuelle est meilleure qu’avant et l’acupuncture fait partie des thérapies remboursées jusqu’à une certaine hauteur ! »

 

Ses activités

Elodie est sportive. Pendant son temps libre elle aime courir à Centennial Park, faire une balade le long de l’océan, aller nager à la plage et surtout pratiquer son yoga.

Amatrice de bons mets culinaires, Elodie connaît toutes les bonnes adresses pour sortir diner et pour aller prendre un bon breakkie (petit-déjeuner/brunch) dans Sydney.

 

Ses recommandations

Une promenade : la marche le long de la côte entre Coogee Beach et Bondi Beach.
Une plage : Bronte (plus intimiste que les autres) au centre de Sydney, ou Fresh Water dans le North Shore.
Aller boire un café : Surry Hills demeure un des quartiers les plus sympas avec de bons cafés.
Un restaurant : Catalina à Rose Bay (cher mais très bon restaurant avec une très belle vue). Ou Muum Mam restaurant thaï dans Surry Hills très abordable.
Aller boire un verre : Watsons Bay Hotel.
Une boutique : Marcs (vêtements).

Le mot de la fin

J’adore mon style de vie : vivre dans une grande ville où il existe des opportunités de travail tout en ayant accès à une qualité de vie exceptionnelle (plage, nature à proximité).
Il fait bon vivre à Sydney !

 

Se rendre à un cours de Yoga avec Elodie :
Elodie enseigne au studio Barefoot à Paddington sur Oxford Street.
Plus d’infos sur le site Barefoot Yoga ou la page Facebook Barefoot Yoga

A noter : le studio Barefoot Yoga fonctionne sur le principe de la donation.

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